Sherlock Holmes - L'avis de Sylvie

Bon, nous sommes allés voir Sherlock Holmes et son copain Watson. Effectivement, ça décoiffe avec tous les effets spéciaux et le rythme endiablé. J’ai bien aimé les ralentis sur les coups portés pendant les combats pas seulement pour les explications mais aussi pour la beauté du geste et les abdos de Robert.  Mon mari a trouvé ça « juste supportable » car heureusement les combattants ne volaient pas comme dans Matrix ou certains films chinois. Il fallait que cela reste rationnel sinon ça n’aurait pas collé avec le monde de Sherlock. Bien vue aussi, l’intrigue qui flirte avec la magie noire pour finalement retrouver la logique scientifique du XIXème  siècle. Le film a aussi le mérite de replacer Sherlock dans son inventive époque et rappeler les  balbutiements des premières grandes trouvailles scientifiques auxquelles  les Ecossais ont fortement contribué comme se plaisait à le raconter fièrement notre guide pendant notre dernier voyage.  Il y avait aussi ce genre de rappels dans «  Robin des Bois, Prince  des voleurs »  avec Kevin Costner et Morgan Freeman, où ce dernier pratique une césarienne et se sert du dernier objet à la mode chez les Arabes : une longue vue. Prémonitoire ce clin d’œil sur le déclin des civilisations qui ont atteint leur apogée ??? Je regrette de ne pas avoir capté les  finesses des dialogues  car cela allait trop vite pour moi et Isabelle m’a confirmé les avoir plus appréciés à sa deuxième séance. A l’unanimité, nous avons aimé le soin apporté dans la reconstitution du vieux Londres  notamment la création en cours  du fameux « Tower Bridge ».  Les couleurs sépia et le grain de la pellicule ont contribué à la beauté filmographique des scènes. Je me suis posé la vraie et cruciale question : et si ce film avait été tourné  avec des  acteurs anonymes ? Elémentaire, mon cher Watson, il m’aurait plu !

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Evidemment, le tandem Robert et Jude parfait sa réussite.  Le casting  des actrices pourrait être le seul bémol : pas assez jolies, surtout la blonde avec ses dents de lapin et même la brune avec sa trop grande bouche.  Mais en même temps, il fallait bien qu’elles n’aient pas trop de charmes pour que Watson n’abandonne pas son Sherlock et vice versa.  A mon avis,  c’est un des films qui aborde  le plus franchement l’ambiguïté relationnelle de couple de vieux garçons. Je n’ai jamais lu de roman de Conan Doyle et je ne sais pas si cette idée est liée à son œuvre ou directement à sa vie privée… Par contre j’ai vu quelques feuilletons et récemment un film sur Sherlock Holmes, et on retrouve dans ce film suffisamment de détails qui permettent la soudure avec le personnage que tout le monde a en mémoire. Certes, il n’a pas la cape,  il tire moins sur sa pipe et vit plus dans le bazar. Heureusement, Guy Ritchie a oublié le côté malsain de Holmes accro à l’héroïne  et c’est tant mieux  que ce soit pour le personnage  ou pour Robert qui n’a pas à retomber, même en fiction,  dans ses vieux démons. Robert apporte  une dimension de folie comme Jeremy Brett mais en plus, le charme de son physique. J’aimerais que tous les films de divertissement aient ce niveau, je sortirais des séances moins souvent déçue.

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